La mort d'un géant
- naflos
- 27 janv. 2017
- 2 min de lecture

Derniers jours de froid en cette fin janvier. Les bûcherons se hâtent, les arbres sont abattus un par un. Ces chênes jadis majestueux tombent lourdement sur le sol gelé en explosant en une multitude de brindilles. Les frênes malades et décharnés les suivent dans une même danse macabre.
Certains ne tenaient encore debout que par le lierre qui les enserrait et qui avait trouvé là le moyen de s’élever jusqu'au ciel. D'autres essayaient de survivre aux multiples attaques des champignons et des parasites.



Ces derniers temps, leurs quelques branches encore valides et saines, servaient de perchoirs branlants aux cormorans et aux aigrettes. Ils avaient pourtant résister vaillamment à la tempête de décembre 99. Ils avaient certes ployés mais tenus bons.
Tant de temps pour pousser, si peu de temps pour disparaître...
Malgré cela, allongés sur le sol, avant d'être dépecés à coup de tronçonneuse, ils laissent admirer en une ultime offrande la beauté de leurs lignes pures et tortueuses.

J'ai essayé ici de retrouver ces impressions que j'avais lorsque jeune adulte encore, je regardais ces anciens clichés photographiques sur plaques de verre. Dans des tons bruns, jaunis par le temps, beaucoup de détails avaient souvent disparu, restaient ces lignes plus foncées, plus marquées.
Tout dans ces clichés m'évoquait le dessin à l'encre de chine brune, et le monde de la gravure. Un univers artistique délaissé aujourd'hui à l'heure où le dessin ne plaît plus. Une technique et une maîtrise oubliées. Pour ma part je ne me lasse pas de regarder ces gravures du 17°siècle flamand.
Rembrandt y excellait.
Mais je pense aussi à ces graveurs lorrains comme Callot bien sûr mais aussi à ceux plus récents comme Scherbeck, Paul-Emile Colin, ou André Jacquemin...
Une façon de redécouvrir son patrimoine.





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